III. Que peut nous réserver l'avenir ?

Cette rubrique est une rubrique d'ouverture personnelle.

 

     A l'aube de l'année 2009, l'actualité économique et financière n'est pas glorieuse. Quelques chiffres : 900 milliards de dollars de pertes encore attendus dans la finance mondiale en 2009, 117 banques américaines en danger, croissance nulle voire négative prévue dans de nombreux pays du Nord, une forte inflation de 2% prévue, + 200 000 chômeurs supplémentaires dans l'hexagone. De quoi faire grise mine ...

     Il serait stupide aujourd'hui de ne pas voir un lien entre le monde économique, la finance et les Etats. En effet, les Etats ont lancé de vagues programmes pour relancer l'économie. Même si les multinationales possèdent d'importants fonds, elles investissent sans arrêt. Le retour sur investissement est long, ainsi durant cette période leurs comptes sont nuls. Mais ils continuent de relancer des programmes d'investissements ainsi ils doivent emprunter de nouveau et ainsi de suite en remboursant sans arrêt les prêts précédents, comme des cycles. Cependant, cette économie est finalement fragile. En effet les multinationales ont besoin des fonds des banques financières et celles-ci ont de nombreuses pertes dûes à la crise récente, naît alors des subprimes. Certains font même faillites et ferment le robinet des prêts. Sans ces prêts l'économie est en berne.

    Finalement, les Etats ont dû intervenir pour essayer de débloquer la situation. Ils injectent par exemple de l'argent public dans les banques pour relancer les prêts. On y retrouve 22 milliards d'aides aux PME, 360 milliards d'euros destinés au sauvetage des banques, 20 milliards mis dans le fonds d'investissement et enfin les 26 milliards du plan de relance à proprement parler annoncé le 4 décembre. Les Etats Unis eux annoncent devoir injecter 1000 milliards de dollars. Berlin a annoncé 480 milliards d'euros, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Oslo 41 milliards, Lisbonne 20 milliards.  Ces chiffres des pays de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie avec 380 milliards d'euros. Suffiront-ils ? Et seront-ils vraiment respectés ? ...

     Il est inutile de préciser que nous avons bien ici une nouvelle apparition du pouvoir politique dans le pouvoir économique. L'Etat semble être véritablement le seul garant de l'économie ?  Lors du dernier G20, les chefs d'états ont décidés de mettre enfin, après la casse, le nez dans les affaires économiques. Ils vont surement devoir se décider et déployer de nouvelles règles comme garantir la transparence des marchés et des banques, limiter les pratiques à risques des spéculateurs, faire disparaître les paradis fiscaux, créer une supervision financière mondiale. Pour cela les pays ont de larges possibilités d'action comme encadrer la vente de produits financiers dangereux, contrôler les agences de notation ...

     Finalement le pouvoir économique et politique semblent faits pour devoir s'accorder !

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