Conclusion

L'évolution de ces dernières années remet en question tous ceux qui ont défendu la thèse de l' "économie mixte ", selon laquelle l'Etat contemporain disposerait d'un contrepoids croissant (et suffisant) pour neutraliser la concentration de puissance économique dans les mains des monopoles. Il apparaît clairement que, même du point de vue de leur puissance propre, ces Etats sont en grande partie désarmés devant le pouvoir de plus en plus démesuré que détiennent aujourd'hui les grands monopoles internationaux.

Ainsi, il était au début du dernier siècle, relativement simple pour les Etats d'intervenir sur les entreprises. A travers le temps, selon les décisions politiques des pays, le Nord c'est tourné vers le libéralisme accéléré ce qui a ainsi produit une importante limitation de l'Etat dans l'économie qui se donne que le rôle de "gendarme" pour assurer le marché et protéger normalement le consommateur. Dans le reste du globe les multinationales possèdent un tout autre pouvoir de persuasion économique. La corruption est très importante en Afrique ainsi que la promesse d'emplois quand on sait qu'une personne sur deux est au chomage... Tout pays peut mettre en place des mesures de contrôle, de limitation de l'influence de ces entreprises. Cela dépend de deux grands points. Le premier est la volonté économique du pays : Sommes-nous dans une économie libérale ? Ensuite, s'il s'agit d'un Etat de droit ou non.


Comment ça ?

On remarque aisément que toutes les FMN concentrent leurs sièges sociaux en Europe, Amérique et Asie de l'Est( Japon, Chine, ... ). A quelques exceptions près toute l'économie de ces puissances réside sur la libéralisation de l'économie. L'influence des Etats y est toute relative. Elle ne joue qu'un rôle de "guide". L'état est à la périphérie de l'économie, il agit uniquement quand tout va mal. Or, ceux ci sont bien obligés d'intervenir. Nous sommes tous au courant de l'intervention récente des Etats européens et américains dans les capitaux des banques (prenons DEXIA comme exemple). Malheureusement même en France où l'on assure protéger le consommateur on remarque des débordements: d'après un reportage réalisé par l'émission Capital de l'an passé, il a été prouvé que des enseignes comme Darty, Conforama, Boulanger annoncaient toutes le même prix pour la plupart des produits et l'Etat n'a pas l'air de vouloir y porter attention. Finalement, l'Etat reste l'assurance de l'économie, non ? Les récents plans de relance de la France en font parties, espérons pour leur efficacité qui nous regardent tous.

 

 


De plus, dans les pays a écononomie de marché ou socialiste, leur politique s'opposent au capitalisme et aux marchés. Alors apparaît le protectionisme, de nombreuses nationalisations... Ainsi, nombre des secteurs maîtres de toute économie sont aux mains de l'Etat. De plus, les Etats possèdent alors une forte pression sur leur territoire qui fait que de nombreuses FMN étrangères refusent de s'y aventurer. Nous avons un exemple précis en tête: l'exemple de la Bolivie. En mai 2008, le président Bolivien, Evo Morales, a annoncé par décret que l'état bolivien récupèrerait la majorité des actions des compagnies pérolières présentent sur le territoire bolivien. Les entreprises concernées concernent tout de même la British Petroleum, de l'Ashmore et de la Compagnie logistique boliviennes des hydrocarbures. Toutes étaient majoritairement détenues par des fonds européens ( anglais, allemands ) ou américains.

     Maintenant que nous avons résumé les possibles interactions, élargissons le sujet à ce que pensent les gens et a quelques points polémiques.

Wall Street

Une majorité de l'opinion mondiale juge que les grandes entreprises ont trop d'influence sur les Etats, voire que celles-ci ont plus de pouvoir que les autorités politiques (selon un sondage Ipsos réalisé dans une vingtaine de pays et diffusé mercredi 2 janvier).
Quelques 74% des personnes interrogées estiment que les grandes entreprises "ont trop d'influence" sur les décisions de leurs gouvernements respectifs, un taux qui atteint 85% en Argentine, mais qui est au plus bas en Pologne et au Japon (57%).
69% croient même que "les grandes entreprises ont plus de pouvoir que leur gouvernement". 

72% se montrent ainsi favorables à ce que leur gouvernement légifère pour encadrer les activités des grandes entreprises nationales et des multinationales.
L'unanimité est, en revanche, loin d'être atteinte en matière de contrôle de la grande industrie par les gouvernements, avec 52% de sondés pour et 48% contre.
Enfin, 52% pensent aussi que leur gouvernement n'en fait pas assez pour protéger le droit des travailleurs.
Au final, si les critiques sont nombreuses, 55% des "citoyens engagés" avancent malgré tout que les grandes entreprises ont une influence "positive".
Alors pourquoi vouloir finalement changer quelque chose ?

Sondage internet réalisé auprès de 22.000 personnes "engagées" vivant dans les principales économies du monde (Etats-Unis,
Royaume-Uni, France, Japon, Canada...) ou les pays émergents (Russie, Brésil, Inde, Argentine, Turquie) hormis la Chine. Marge d'erreur de 3,1% dans chaque pays.

Un petit sujet polémique pour terminer !
Voici un petit tableau que je vous laisse lire.

Cela laisse penseur. Comment se fait-il que de tels groupes ne paient pas le taux d'impots officialisés ? Là-dessus peu de réponses recevables de la part des protagonistes. Certains point de subvention pour les universités et certains sponsoring peuvent effectivement être retenus. Or, la question reste la même. Corruption ?

 

Merci à tous d'avoir surfé sur notre site

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